Bible du Chemin Testament Kardecien ©

Revue spirite — Année III — Mars 1860.

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DICTÉES SPONTANÉES.


BONHEUR.

(Société, 10 février 1860. Médium, mademoiselle Eugénie.)

Quel est le but de chaque individu sur cette terre ? Il veut du bonheur à quelque prix que ce soit. Et qu’est-ce qui fait que tous nous suivons une route différente ? C’est que chacun de nous espère le trouver dans un lieu ou dans une chose qui lui plaît particulièrement : les uns cherchent la gloire, d’autres les richesses, d’autres les honneurs ; le plus grand nombre court après la fortune, car de nos jours c’est le moyen le plus puissant pour arriver à tout ; elle sert de piédestal à tout.

Mais combien voient ce besoin de bonheur réalisé ? Bien peu ; et demandez à chacun de ceux qui arrivent s’ils ont atteint le but qu’ils s’étaient proposé : s’ils sont heureux ? Ils répondent tous : pas encore ; car tous les désirs augmentent en raison de ce qu’ils sont satisfaits. Si aujourd’hui il y a tant de gens qui veulent s’intéresser au Spiritisme, c’est qu’après avoir vu que tout est chimère, et voulant arriver quand même, ils essayent du Spiritisme comme ils ont essayé de la richesse et de la gloire.

Si Dieu a mis dans nos cœurs ce besoin si grand de bonheur, c’est qu’il doit exister quelque part. Oui, ayez confiance en lui, mais sachez que tout ce que Dieu promet doit être divin comme lui, et que le bonheur que vous cherchez ne peut être matériel.

Venez à nous, vous tous qui souffrez ; venez à nous, vous tous qui avez besoin d’espérance, car lorsque tout sur la terre vous manquera, faiblira, nous ici, nous aurons plus que vos besoins ne demanderont.

Mères désespérées qui vous lamentez sur une tombe, venez ici : l’ange que vous pleurez vous parlera, vous protégera, vous inspirera la résignation pour les peines que vous avez endurées sur la terre. Vous tous qui avez le besoin insatiable de la science, adressez-vous à nous, nous seuls pouvons donner à votre esprit la nourriture dont il a besoin.

Venez, mous saurons trouver pour chaque plaie une douceur, et quelque délaissés que vous paraissiez, il y a des Esprits qui vous aiment et qui sont prêts à vous le prouver. Je parle au nom de tous. Je désire vous voir venir nous demander des conseils, car je suis sûre que vous vous en irez l’espérance dans le cœur.

STÄEL.


Nota. — Un instant après, l’Esprit écrit de nouveau spontanément : Le sourire vient plus d’une fois sur les lèvres de certains auditeurs, et s’il échappe au médium, il n’échappe pas aux Esprits ; mais soyez sans crainte ; ce sont ceux qui ont le plus ri qui croiront le plus après, et nous vous pardonnons, car un jour vous pourrez vous repentir de votre ironie.

Je suis sûre que si, près de chacune de vous, mesdames, il venait un être perdu et que vous avez aimé vous rappeler un souvenir, vous changeriez votre sourire d’incrédulité en un soupir, et vous seriez ou heureuses ou anxieuses. Soyez tranquilles, votre jour viendra, et vous serez touchées par le cœur, car c’est votre corde la plus sensible : je la connais.

STÄEL.


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