Bible du Chemin Testament Kardecien ©

Qu’est-ce que le Spiritisme.

(Deuxième version.) n

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Chapitre II.


RÉSUMÉ DE LA DOCTRINE SPIRITE.

(Sommaire)


MANIFESTATION DES ESPRITS.


10. — Las relations entre le monde spirite et le monde corporel sont incessantes : elles sont occultes ou patentes.

Les Esprits agissent sur les hommes d’une manière occulte par les pensées qu’ils leur suggèrent ; d’une manière patente en se communiquant à eux par des moyens appréciables aux sens, tels que la vue, l’audition, l’écriture, la parole, et par divers phénomènes physiques, comme les bruits sans cause matérielle, le mouvement des corps inertes, etc.


11. — Les communications des Esprits ont lieu par l’entremise de certaines personnes douées de facultés spéciales, et que l’on désigne sous le nom de médiums. Les médiums sont ainsi les personnes aptes à recevoir d’une manière patente l’impression des Esprits, et à servir d’intermédiaires entre le monde visible et le monde invisible. On les distingue selon la diversité de leurs aptitudes et les moyens particuliers qui dépendent de leur organisation, en médiums écrivains, dessinateurs, musiciens, voyants, parlants, auditifs, intuitifs, inspirés, sensitifs, à effets physiques, etc.


12. — Les Esprits supérieurs ne s’occupent que de communications intelligentes ; les manifestations physiques ou purement matérielles sont plus spécialement dans les attributions des Esprits inférieurs, vulgairement désignés sous le nom d’Esprits frappeurs, comme, parmi nous, les tours de force sont le fait des saltimbanques et non des savants.


13. — La nature des communications spirites dépend de la nature des Esprits qui se manifestent et du degré de leur perfection.

Les Esprits inférieurs sont plus ou moins ignorants ; leur horizon moral est borné, leur perspicacité restreinte ; ils n’ont des choses qu’une idée souvent fausse et incomplète ; ils sont, en outre, encore sous l’empire des préjugés terrestres qu’ils prennent quelquefois pour des vérités ; c’est pourquoi ils sont incapables de résoudre certaines questions. Il ne suffit donc pas, pour connaître la vérité, de s’adresser à un Esprit, il faut surtout savoir à quel Esprit on s’adresse, car les Esprits inférieurs peuvent nous induire en erreur volontairement ou involontairement sur ce qu’ils ne comprennent pas eux-mêmes.


14. — L’expérience et l’habitude de converser avec les Esprits apprennent à reconnaître la nature de ceux qui se communiquent. On les distingue généralement à leur langage ; celui des Esprits supérieurs est toujours digne, noble, élevé, empreint de bienveillance, exempt de contradictions, et ne respire que la morale la plus pure. Toute pensée évidemment fausse, toute maxime contraire à la saine morale, tout conseil ridicule, toute expression grossière, triviale ou simplement frivole, enfin toute marque de malveillance, sont des signes incontestables d’infériorité chez un Esprit.


15. — Les bons Esprits se communiquent plus ou moins volontiers par tel ou tel médium selon leur sympathie ou leur affinité pour son propre Esprit. Ce qui constitue la qualité d’un médium, ce n’est point la facilité avec laquelle il obtient des communications, mais son aptitude à n’en recevoir que de bonnes, et à n’être pas le jouet d’Esprits légers et trompeurs.


16. — Les Esprits se manifestent à la vue dans les apparitions qui ont lieu soit à l’état de veille, soit pendant le sommeil. Les apparitions ont presque toujours lieu spontanément, et l’homme n’est pas maître des circonstances dans lesquelles elles se produisent. L’aptitude à voir les Esprits constitue la variété des médiums voyants.


17. — Les Esprits apparaissent au moyen de leur périsprit ou enveloppe semi-matérielle. La substance de cette enveloppe, invisible pour nous dans son état normal, peut subir des modifications qui la rendent perceptible dans certains cas, comme la vapeur, lorsqu’elle est condensée.

Les Esprits apparaissent sous une forme humaine ou tout autre, à leur volonté, mais généralement sous celle qu’ils avaient de leur vivant, moins les imperfections physiques inhérentes à la matière, à moins qu’ils ne le veuillent ainsi pour se faire reconnaître et convaincre de leur identité.



[1] Dans cette DEUXIÈME VERSION de ce livre, publié en 1860, l’auteur présente Qu’est-ce que le Spiritisme sous un nouveau point de vue. Il y a une image de ce chapitre dans le service Google - Recherche de livres (Qu’est-ce que le Spiritisme.)


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